Histoire d'objetEn métal

Fruit d’un souvenir d’enfance que le temps a sculpté, ce harenguier semblable à ceux que l’on peut encore observer aujourd’hui en Seine-Maritime dans les ports de Dieppe et de Fécamp, évoque la fin d’un voyage, le souvenir de son capitaine et de son équipage.

Epave Harenguier B3, tôle d’acier peint et patiné, longueur 50 cm, 2018
Epave Harenguier B3, tôle d’acier peint et patiné, longueur 50 cm, 2018.

La décomposition de la matière rend compte de l’épreuve du temps qui passe et de la vanité de nos vies. A travers chaque détail, Lionel Tran nourrit notre imaginaire d’images de la micro-société qui vivait à bord. Un témoignage de ce que l’artiste a pu percevoir enfant lors des escales de son père au Havre, alors qu’il était capitaine d’un navire de marine marchande. La découverte des matières et de la vie à bord de ces imposants minéraliers l’a profondément marqué. Plus de 40 ans après, l’artiste s’inspire de ce souvenir ancré pour sculpter ces navires à partir de tôle d’acier brute. Ces tôles sont façonnées grâce à divers procédés : découpe plasma, pliage et soudage. L’artiste réalise ensuite ses patines par le biais de divers procédés d’oxydation, peinture et techniques mixtes. L’Épave Harenguier de Lionel Tran est un arrêt dans le temps qui nous ramène à notre propre finitude, à nos souvenirs de voyages et au monde océanographique.

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